Championnat NM1 – Phase 2, Journée 13 : CEP Lorient 79 - 77 Berck

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5 mai 2026
Résumé de match

Dans une fin de saison où chaque possession pèse lourd, le CEP Lorient jouait bien plus qu’un simple match face à Berck. À égalité au classement avant la rencontre, les deux équipes savaient qu’une défaite compliquerait sérieusement leur route vers les playoffs. L’ambiance de Kervaric ne laissait aucun doute : le public avait senti l’importance du moment. Mais face à une équipe de Berck en pleine dynamique, avec six victoires sur ses sept derniers matchs et un succès convaincant contre Tours, la mission s’annonçait périlleuse. D’autant que le souvenir de la lourde défaite à l’aller, 19 points d’écart le 31 mars, flottait encore dans les esprits.

Très vite, le décor était planté. Berck ne venait pas pour subir, mais pour imposer sa loi. Patient, méthodique, le collectif nordiste déroulait son plan de jeu avec précision, cherchant systématiquement à punir dans la raquette. Lorient, lui, semblait à contretemps. Les tirs ne rentraient pas, le rythme ne décollait pas, et la confiance tardait à s’installer. Pendant de longues minutes, les deux équipes se regardaient dans les yeux, avant que Berck ne fasse la première différence, profitant des imprécisions locales. Le premier quart-temps basculait logiquement du côté des visiteurs. Et rien ne changeait vraiment. Quart-temps après quart-temps, Berck avançait avec constance, presque froidement. Lorient tentait bien de secouer le match, par séquences, avec un pressing plus haut ou quelques initiatives individuelles, mais sans jamais parvenir à inverser la dynamique. Face à une défense compacte, parfois en zone, les attaques morbihannaises manquaient de liant. Chaque tentative de retour était aussitôt étouffée. À la pause, puis après le troisième quart-temps, le constat était le même : Berck maîtrisait son sujet et dictait le tempo.

Le troisième acte donnait même le sentiment que le match pouvait définitivement échapper aux Lorientais. Plus tranchants, plus efficaces, les visiteurs creusaient l’écart. Jusqu’à 14 points (48-62). Une avance construite avec rigueur, symbolisée par un Benjamin Mondésir inspiré, rappelant aux supporters locaux de bons souvenirs… mais du mauvais côté cette fois. Berck remportait ainsi les trois premiers quarts-temps, laissant un CEP frustré, en panne de solutions, et un public partagé entre inquiétude et attente d’un sursaut. Puis est venu ce moment où tout bascule.

Comme si l’urgence avait réveillé les instincts, Lorient a changé de visage dans le dernier quart-temps. Plus agressifs, plus intenses, les joueurs ont enfin imposé leur rythme. La défense s’est resserrée, les ballons récupérés se sont multipliés, et avec eux, l’espoir. Kervaric s’est remis à y croire, poussant derrière chaque action. Sur le terrain, Kevin prenait les commandes. Percutant, lucide, décisif, il incarnait cette révolte. L’écart fondait, possession après possession. Autour de lui, le collectif suivait. Adrien verrouillait la peinture, Matthieu multipliait les efforts dans l’ombre, Parfait et Gediminas apportaient leur impact dans les moments clés. Et surtout, Lorient retrouvait ce qui lui avait manqué jusque-là : de la justesse et de la confiance. En quelques minutes, le match changeait de mains. Berck, jusque-là si sûr de sa force, commençait à douter. Le money-time devenait irrespirable. Revenus à hauteur, les Lorientais ne s’arrêtaient pas là. Ils passaient devant, portés par une salle en fusion. Chaque possession devenait une bataille. Berck tentait bien de répondre, notamment par un tir primé dans les toutes dernières secondes, mais la dynamique avait changé de camp. Sur la ligne des lancers francs, Kevin ne tremblait pas. Comme un symbole, il scellait la victoire. Un renversement total. Un hold-up presque irréel après avoir été mené pendant près de 36 minutes.

Au coup de sifflet final, les visages en disaient long. Soulagement, fierté, et une forme d’incrédulité. Kevin évoquait un début de match compliqué, mais insistait sur la force du groupe et cette capacité à ne jamais lâcher. Le capitaine Matthieu, lui, parlait d’un match “très compliqué”, face à une équipe parfaitement préparée, mais saluait la résilience et le mental affichés dans les dernières minutes. Le coach Thomas mettait en avant l’abnégation de ses joueurs, leur capacité à puiser dans leurs ressources pour renverser une situation mal embarquée. Tous regardaient déjà vers le prochain défi, avec la même idée : avancer sans calculer. Car au-delà du scénario, cette victoire compte double. Elle maintient le CEP Lorient en vie, plus que jamais dans la course aux playoffs. Elle rappelle aussi que cette équipe, même bousculée, a du caractère. Et dans une fin de saison où tout peut basculer, cela pourrait bien faire la différence.

Score par période : 13-20, 22-23, 16-19, 28-15

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