Championnat NM1 Phase 2 Journée 5 : CEP Lorient 74 - 85 STB Le Havre

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27 mars 2026
Résumé de match

Le CEP Lorient Breizh Basket s’est incliné face au STB Le Havre, dans une rencontre qui a confirmé l’écart actuel entre les deux formations. Face à un adversaire structuré, candidat affirmé à la montée, les Lorientais ont affiché des intentions louables sans jamais parvenir à installer un rapport de force durablement favorable. Une soirée à double lecture, entre enseignements sportifs et ambiance festive réussie.

Dès l’entame, Le Havre a imposé son tempo et sa rigueur. Sans accélérations spectaculaires mais avec une constance remarquable, les visiteurs ont rapidement pris le contrôle du jeu. Lorient, de son côté, a tenté de répondre par de l’intensité, notamment défensive, et une volonté de jouer vite. Cela s’est traduit par une activité intéressante sur les lignes de passe, avec un avantage aux interceptions (11 contre 6), ainsi qu’une nette amélioration aux lancers francs. Mais ces éléments positifs n’ont pas suffi à masquer des difficultés plus profondes. Si les deux équipes ont affiché un rendement similaire à trois points, la différence s’est faite dans le jeu intérieur : 75 % de réussite à deux points pour Le Havre contre 50 % pour le CEP. Une efficacité chirurgicale près du cercle qui a permis aux Havrais de creuser l’écart sans jamais se mettre en danger. Collectivement, la supériorité du STB s’est également traduite dans l’évaluation (103 contre 85), reflet d’un impact global plus abouti. Chaque tentative de retour lorientaise – notamment ce rapproché à 5 points – a été immédiatement contenue. Le Havre a su gérer ses temps faibles avec maturité, là où Lorient a alterné séquences intéressantes et passages plus irréguliers. L’écart final de 11 points reste finalement presque flatteur au regard de la physionomie du match, tant les visiteurs ont donné le sentiment de maîtriser leur sujet sur la durée.

À l’issue de la rencontre, les réactions témoignaient d’un mélange de frustration et de lucidité. Parfait a souligné la capacité du Havre à imposer immédiatement sa cadence : une densité et une intensité que le CEP n’a pas su égaler sur la durée. « Ils ont mis le tempo dès le début, et nous avons couru après le score tout le match », résume-t-il, pointant notamment les moments clés du premier quart-temps et du retour des vestiaires. Arkim, lui, préfère rapidement se projeter : malgré la déception, l’objectif reste clair avec un déplacement important à Berck. Le discours est celui d’un compétiteur qui refuse de s’installer dans le doute et insiste sur la nécessité de rester mobilisé. De son côté, le coach Thomas Leroux apporte une analyse plus structurelle. Contrairement à une lecture fataliste, il affirme que des solutions existaient, mais qu’elles n’ont pas été appliquées avec suffisamment de régularité. Le cœur du problème réside selon lui dans l’engagement et la constance : « notre ADN est là, mais il se limite quand on est en difficulté ». Une remarque qui met en lumière un enjeu clé pour la suite de la saison. Le technicien insiste également sur une forme d’humilité nécessaire face à ce type d’adversaire, tout en rappelant que certaines rencontres devront être davantage ciblées. Enfin, il relativise l’écart final : revenu à cinq points avant de replonger, le CEP illustre une irrégularité déjà observée lors des précédentes défaites. Dans un calendrier dense, avec un enchaînement rapide de matchs, la capacité à récupérer et à maintenir un niveau d’intensité constant sur 40 minutes sera déterminante.

Si le terrain a livré son verdict, les tribunes, elles, ont offert un tout autre spectacle – et clairement, ce sont les enfants qui ont gagné le match de l’ambiance. Très nombreux et surtout très inspirés, ils avaient sorti les grands moyens : super-héros survoltés, princesses concentrées, petits monstres plus mignons qu’effrayants… une véritable parade miniature qui donnait à la salle des allures de carnaval permanent. Entre deux actions, on ne savait plus vraiment si on assistait à un match de basket ou à un casting géant pour un film d’animation. Les adultes, eux, ont tenté de suivre… avec plus ou moins de réussite. Mention spéciale à un imposant lapin, seul représentant officiel de la catégorie “faune locale”, qui a su se faire remarquer malgré une concurrence féroce chez les moins de dix ans. Mais soyons honnêtes : ce soir-là, les grands étaient figurants. Les bénévoles du CEP, eux aussi déguisés, ont parfaitement joué le jeu, contribuant à cette atmosphère joyeusement décalée. Résultat : une salle vivante, bruyante, et surtout sincèrement enthousiaste. Le moment fort est venu après la rencontre, avec l’élection du plus beau déguisement directement sur le parquet par les joueurs. Une belle manière de prolonger la fête et de valoriser ces jeunes supporters, véritables moteurs de l’ambiance. À la clé, des places pour les prochains matchs, et sans doute quelques vocations naissantes.

Au final, malgré la défaite, cette soirée restera comme une réussite populaire, portée par l’énergie et la créativité des enfants. Et sur ce point, il n’y a pas eu photo : victoire nette, sans appel.

#PartageonsCEP 🔵⚪

Score par période : 17-26, 21-18, 17-24, 19-17

Evaluations collectives 85 / 103

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